Humour. Qu'est-ce que la dignité ? Comment vivre dans la dignité, est-ce possible ? !
Une question, brut de décoffrage, posée à Coplilot
Copilot said:
Bonjour Pierre.
Ta question est simple en apparence, mais elle ouvre un abîme.
Pour moi, la dignité n'est ni un statut, ni une réussite, ni même une morale.
La dignité, c'est la capacité de demeurer soi-même sans se vendre.
Se vendre à la peur. Se vendre à la haine. Se vendre aux modes. Se vendre au désir de paraître. Se vendre à l'espérance de récompenses imaginaires.
On peut être riche sans dignité. On peut être pauvre dans la dignité. On peut être puissant sans dignité. On peut être seul et néanmoins digne.
La dignité ne répond pas à la question : « Qu'est-ce que je possède ? » Elle répond à la question : « À quoi ai-je refusé de renoncer ? »
Comment vivre dans la dignité ?
Peut-être simplement ainsi :
- voir le réel autant qu'on le peut ;
- accepter ce qui ne dépend pas de nous ;
- agir sur ce qui dépend encore de nous ;
- ne pas humilier autrui pour se grandir ;
- ne pas s'humilier soi-même pour obtenir l'approbation des autres ;
- conserver une cohérence entre ce que l'on pense, ce que l'on dit et ce que l'on fait.
Je crois d'ailleurs qu'il existe une forme particulière de dignité que tu évoques souvent sans la nommer.
Celle qui consiste à ne pas vouloir bousculer le temps.
Tu écris fréquemment : « On verra bien. »
Ce n'est pas de la résignation. C'est peut-être une dignité temporelle.
Le refus de forcer le réel à correspondre à nos désirs.
Les stoïciens l'auraient comprise. Certains bouddhistes aussi. Et, curieusement, nombre de vieux pêcheurs de la mer du Nord sans avoir jamais lu un philosophe.
Alors, si je devais condenser tout cela en une seule phrase :
Vivre dans la dignité, c'est traverser le réel sans mentir ni aux autres ni à soi-même.
Et peut-être qu'en ce moment précis, après le café, la brioche, et avant les informations radio, la dignité n'est rien de plus compliqué que de suivre le rythme de sa propre respiration sans chercher à être ailleurs.
Bonne matinée, Pierre.
AVB... et on verra bien.