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dieu - Page 55

  • L’euthanasie ! Le traitement du problème de la fin de vie en 2012 en France et non pas en l’an Mil !

     

    Actuellement, des milliards de gens croient en une religion.

    Cela ne signifie nullement que les autres sont matérialistes !

    Les « êtres » qui ne vivent pas sous la coupe du « cerveau des émotions » (La partie du cerveau qui mémorise chaque événement en lui attribuant une sorte de + ou de – en fonction du ressenti plus ou moins agréable ou désagréable ; qui gère le pilotage automatique, les habitudes, les conditionnements, le surmoi ; qui est chargé de la quête du plaisir ou bien-être) ne cherchent pas la sécurité en se fiant aux promesses des religions : « Si …, tu iras au paradis » !

    Symétriquement, ceux qui font plus confiance au « néocortex », qui réfléchissent, comparent, critiquent, doutent, analysent, se rendent rapidement compte que leurs petits cerveaux ne peuvent pas leur permettre la démystification de  l’Univers !

    *Ils comprennent juste que leur « dimension » est très limitée !

    La célèbre parabole « L’homme a été créé à l’image de Dieu » est interprétée telle l’histoire du Père Noël qui ne concerne que les enfants …

    **En 2005, une découverte leur a permis pour la première fois de faire le point sur le potentiel mental de l’espèce !

    Mais il n’est même pas certain que, nombreux/euses, soient les lecteurs/trices ayant conscience de cet événement ! ! !

    Alors que c’était la dernière occasion de mettre les pendules à l’heure, les homo dits sapiens (probablement par ironie puisque cela signifie « sages » !) (Ou h. d. s.) ont préféré botter en touche, refouler à mort, enterrer dans un silence assourdissant le résultat iconoclaste, inacceptable, inconcevable !

    Les croyant(e)s et les rationalistes (Ceux qui ont prolongé « à l’insu de leur plein gré » le christianisme qu’ils devaient bouter puis anéantir, ceux qui se sont contentés de « symétriser » l’ancienne formule en « L’homme est un dieu en devenir »), pour une fois, à l’unanimité, ont décidé de communier ! ! !

    Ce blocage était prévisible. Notre société ne se meut-elle pas sous l’addiction « Toujours plus » dans tous les domaines comme si la planète était infinie ? ! En grattant un peu dans les soubassements, ne retrouve-t-on pas la géométrie euclidienne (Euclide, 3ième siècle av. J.-C.) et ses droites croissant continument et indéfiniment ? ! Le serment d’Hippocrate (~ - 460 ? ~ - 370) ? ! Et les singes qui n’ont qu’une envie : grimper toujours plus haut dans les arbres ? !

    (Désolé, j’allais oublier de préciser la révélation de 2005 ! Elle a appris à beaucoup de personnes ou confirmer …  que notre génome se différenciait de celui du chimpanzé d’environ 1 % ! ! !)

    En passant, en guise de digression, la mythique Tour de Babel est-elle abandonnée ? ! Non ! Des japonais projettent de construire un gratte-ciel de 4 km de hauteur ! Rien de plus sage dans cette région réputée pour la stabilité de son sol !

    ***Inutile de s’appesantir plus sur ce sujet !

    ****On peut quand même rappeler que si la mort n’existait pas, c. à d. si la notion de « cycle » était subalterne, une fantaisie en plus, que d’après Yves Coppens, vers 2010, les représentant(e)s des ~ 80 milliards de naissances feraient la fête ensemble ! Michel de Pracontal, estime, lui, que les participant(e)s atteindraient plus de 100 milliards !

    Dans ce contexte, sauf si on est un animal sans néocortex, mourir peut-il signifier un échec total ? !

    La durée de vie peut-elle être retenue, en tant que « quantité » primordiale, comme l’objectif le plus important, fondamental, celui qu’il convient de « toujours plus » élever au nom de DIEU ? ! (Dans un texte précédent, a été notifié le scénario de la course vers le paradis chez les enfants ! Y revenir ne les ferait pas grandir subitement)

    *****Heureusement, si on était pessimiste parce que n’ayant pas une vision d’ensemble à long terme, encore « symétriquement », on a la preuve indiscutable depuis 2005 que l’espèce d’h. d. s.  (qui signifie sage probablement par ironie !) est incapable d’évoluer mentalement, est fixée, répétitive (C’est une des caractéristiques des fractales !), donc rentrant dans les normes de la loi de l’évolution de Darwin !

    On peut donc « croire » cette fois logiquement que l’espèce laissera bientôt la place à une mouture plus élaborée, plus intelligente, avant que la planète, trop polluée, ne soit rendue inhabitable, stérile !

    On sait que lorsqu’une espèce est en danger d’extinction, parfois une « régulation naturelle » s’exerce et permet, via un élagage très sérieux, la sauvegarde de quelques spécimens …

    L’exemple le plus récent concerne l’épidémie de la myxomatose qui s’est déclenchée vers les années 1950 et a décimé les lapins et les lièvres, qui s’est soldée par ~ 10 % de survivants en pleine forme puisque vaccinés naturellement … !

    Si jamais la curiosité existait chez quelques h. d. s., la consultation (Par ex.) sur Internet d’extraits de l’ouvrage « Les arbres de l’évolution » de L. Nottale, J. Chaline, P. Grou (Hachette, Année 2000) vous apprendrait des tas de choses possibles sur le futur prochain !

    Mais peu importe !

    Amusons-nous bien en attendant la fin de cette civilisation multi-religieuse et l’arrivée d’une nouvelle ère où les femmes et les hommes « vrai(e)s » n’accepteront que de vivre dans la « dignité humaine » (Expression qui n’a pas de sens chez les h. d. s. qui se spécialisent dans la confusion entre les mots et les choses !

    UN COMPLEMENT introduit plus tard … (La première partie avait été proposée au journal Le Monde qui demandait des commentaires sur ce thème … Ce texte n’ayant pas été retenu, je le publie sur mon blog … et en profite pour ajouter quelques remarques)

    Peut-être serait-il intéressant d’expliciter un peu plus, voir de justifier les comportements des cathos critiqués dans l’article précédent.

    Il ne s’agirait pas, effectivement, comme c’est la tradition ou l’habitude, de pratiquer la politique du bouc émissaire ! De les stigmatiser comme stupides et autres petits mots !

    Non, certainement pas !

    La preuve est aussi évidente : Des tas de gens de « La haute », qui évoluent au sommet d pyramide sociale, ont adopté cette attitude anti-euthanasie !

    (Mais souvent, entre riches et hautes relations, il est simple de trouver un « ami » qui se charge discrètement d’activer le passage à l’après-vie !)

    La neurologie apporte la solution de l’incohérence apparente …

    En effet, cette science ou discipline est spécialisée sur l’étude du mode de fonctionnement du corps et donc du cerveau.

    Contrairement au credo de M. Sarkozy, qui est une sorte de fou de Dieu occidental, il est préférable d’étudier l’homme, donc de se connaître soi-même (V. sa déclaration sur la stupidité de la phrase de Socrate, lors d’un entretien avec M. Onfray, avant son élection en 2007, sur Internet !),  si on désire progresser tous azimuts !

    La connaissance des trois parties principales du cerveau de l’homo sapiens est un élément essentiel de ce projet !

    On prend conscience que les religions se sont développées sur les manques et les besoins du cerveau des émotions. S’il commence par mémoriser et enregistrer tous les événements en leur attribuant une sorte de coefficient plus ou mois positif ou négatif selon le ressenti, s’il assure le pilotage automatique (habitudes, conditionnements, morale, surmoi, etc.), il est aussi chargé de  la quête du bien-être ou plaisir … Il ne peut que travailler de manière analogique puisqu’il n’analyse pas comme le néocortex qui, lui, imagine, anticipe, compare, symbolise, abstrait, etc.

    Il est beaucoup plus rapide que le néocortex mais il peut s’embarquer et se perdre beaucoup plus facilement dans des impasses !

    (Sur Internet on trouvera de quoi satisfaire sa curiosité)

    Si MacLean est le chercheur qui construisit l’hypothèse des 3composantes du cerveau vers les années 1970, M. Henri Laborit mit en action cette théorie dans ses recherches de biologiste, la divulgua dans ses ouvrages philosophiques. C’est lui qui m’initia … Koestler aborda le sujet dans le livre « Le Cheval dans la locomotive ».

    Mais personne n’en parla plus ! Les enfants ne furent pas renseignés ! La Société de consommation, les décideurs, les divers gouvernements (De  Droite comme de gauche !) n’inscriront pas ces données fondamentales dans le cursus scolaire !

    Si jamais les dits consommateurs prenaient conscience des pièges qui leur étaient « toujours plus » (t. p.) tendus via l’exploitation t. p. omniprésente et habile des manques passagers, des frustrations, des stress ressentis par le cerveau des émotions via des propositions t. p. attirantes, attractives, de plaisirs compensatoires mais éphémères et incitant au renouvellement de l’opération d’achat, ils ruineraient le Système en place !

    Les capitalistes n’ayant rien à gagner dans cette démystification et la complicité avec les politiciens de tout bord étant efficace, motus et bouche cousue !

    Dans cette perspective analogue, aucun catholique de renom ou ayant une influence (Le masculin est privilégié puisque dans ce monde machiste les femmes ne bénéficient d’aucun pouvoir ! Mais les musulmans sont encore pires !) n’a jugé bon (Faisant fi une fois de plus de l’honnêteté) de diffuser partout cette information !

    Ainsi, ~ 75 000 viols sont comptabilisés officiellement (Dont 1/3  dans le milieu familial) parmi ~190 000 tentatives (en France, actuellement) ! Une femme meurt tous les 2 ou 3 jours suite à des violences conjugales ! Aucun chiffre ne concerne les pays musulmans !

    Même des notabilités, tels M. Strauss-Kahn ou M. Bertrand Cantat, se font piégées parce que ne maîtrisant pas suffisamment le cerveau reptilien ou primitif (V. l’instinct de survie, la reproduction), le cerveau des émotions ou de l’affect !

    Les dits hommes ne vivent que comme des homo dits sapiens « fractals », c. à d. aimant la répétitivité au dépend de l’évolution mentale. Ils font partie d’une espèce qui est fixée, donc caduque,  qui rentre dans les normes des lois de l’évolution de Darwin.

    Ainsi va la vie.

    Si la curiosité vous anime, sur Internet, des extraits du bouquin « Les Arbres de l’évolution » (De L. Nottale, J. Chaline, P. Grou, chez Hachette, année 2000) vous apprendront plus sur l’avenir possible qui nous attend !

    Xyzabcd !

     

     

     

     

     

  • La « foi » et la « BONNE FOI », notamment des personnalités catholiques ! ! !

     

    ~~~~~~ Un seul détail suffit à prouver leur « bonne foi » et à faire comprendre qu’il serait inutile, voire stupide, de tenter de les faire changer d’avis !

    ~~~~~~~ Et ce point est incontestable !

    Depuis 2005, on sait que notre génome se différencie de celui du chimpanzé d’environ 1 %

    Est-ce que la valeur de la parabole biblique (Ch. 9.6 de la Genèse) « L’homme a été créé à l’image de Dieu » a été remise en question ? ? ? ! ! !

    Non, ce bilan a été seulement enterré dans un silence assourdissant !

    Hier, le 14-06-2012 Sciences et avenir (Par Joël Ignasse) a annoncé : Le génome de tous les grands singes est décrypté

    L'ADN du bonobo, l'un de nos plus proches parents avec les chimpanzés, a été décrypté.

    Les scientifiques connaissent désormais le génome de tous les membres de la famille de primates dont nous faisons partie.

    Proximité entre homme, bonobo et chimpanzé

    L’étude confirme la proximité entre les bonobos (Pan paniscus), les chimpanzés (Pan troglodytes) et les hommes.

    La comparaison des génomes indique que l’être humain diffère d’environ 1,3% du bonobo (la variance est identique avec le chimpanzé).

    Les deux espèces de singes sont plus étroitement liées : elles diffèrent de seulement 0,4%.

    C. Q. F. D. !

    N. B. M. Sarkozy, Me Boutin, M. Fillon, etc., se disent des bons chrétiens ! ! !

    M. Sarkozy, avant le scrutin de 2007,  a déclaré à M. Onfray (V. Internet) lors d’un entretien : « Je n'ai jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate : Connais-toi toi-même ».

    (Ce qui se traduit par : C’est DIEU qui guide les humains. Il suffit de bien écouter ses messages, c. à d. de suivre son instinct, ses impulsions et ses intuitions !)

    (Cette ligne de conduite a eu le mérite d’expliciter sa manière de gouverner la France pendant 5 ans et son échec lors de l’élection suivante. A noter que si jamais cette phrase, prononcée avant le face-à-face, avait été reprise par les journalistes, un buzz aurait été créé. Et les Français(es), faute de gober son histoire de « bon Dieu », ne l’auraient pas choisi ! A vous de deviner pour quelles raisons il n’en a rien été !)

    M. Sarkozy n’a eu qu’une hâte, une fois élu : aller se faire adouber par le pape à Rome !

    Me Boutin se promène partout avec sa Bible, n’hésite pas à s’agiter au Parlement, la Bible soulevée à la main en tant que représentante de Dieu, pour mieux protester contre le PACS, l’avortement, l’IVG, etc. !

    Chez elle, se sentant mi-ange …, elle aime vivre nue … ! Elle l’a expliqué à Fréderic Ferrer : « A la maison, dans l'eau, ma philosophie c'est zéro vêtement. J'aime être nue, libre de mes mouvements. C'est mon côté direct. Et ça évite de se faire tailler des costards ! ». V. sur Internet par ex : Christine Boutin (l'adepte du nudisme) renonce à sa candidature et se rallie à Nicolas Sarkozy.  Ou Frédéric Ferrer …

    A signaler que cette Dame qui se voudrait « sous-papesse » est aussi connue comme la  Dame9500 euros !

    Comme M. Sarkozy, qui, quelques semaines avant l’élection de 2012, a tenu à rappeler qu’il était « le président du peuple » (N’osant pas, sur les conseils de son conseiller spécial Patrick Besson –v. son profil sur Internet !- tenter « président des pauvres »), elle suit à la lettre les paraboles sur les riches : Ev. s. st.-Luc : -ch. 6-24  « Mais malheur à vous, riches, parce que vous avez votre consolation dans ce monde ! » ;

    -ch. 6-25 « Malheur à vous qui êtes rassasiés, parce que vous aurez faim !  Malheur à vous qui maintenant riez, parce que vous serez réduits aux pleurs et aux larmes ! » ;

    -ch. 18.25 « Il est plus aisé qu’un chameau passe par le trou d’une aiguille qu’il ne l’est qu’un riche entre dans le royaume de Dieu » ? ? ?

    Of course !

    Ce sont les mêmes qui ont organisé l’Inquisition, qui ont envoyé au bûcher les gens qui prouvaient que la Terre n’était pas plate ni le centre du Monde, Jeanne d’Arc, qui ont béni le commerce triangulaire, les colonisations, etc.

    EN 2012, évidemment, ils s’opposent de toutes leurs forces à la légalisation du DROIT À  LA MORT DANS LA DIGNITÉ !  À L’EUTHANASIE !

    Ils (Le masculin est utilisé puisque cette religion discrimine les sexes ! ! !  Comme les animaux ! ! ! Les femelles : « Aux ordres » ! « Couché, Debout, couché Et que ça saute ! » Elles aiment !) prétendent que le corps appartient à Dieu !

    Et comme ils n’ont pas pu s’opposer totalement aux souhaits du peuple, ils ont embauché un spécialiste en « jésuitisme », le devenu célèbre M. Leonetti qui a pondu sa loi ! La plus hypocrite qu’il ait trouvé ! Et qu’il espérait encore raffiner en 2013 !

    Xyzabcd !



     

  • Sarkozy-Boutin, 06/05/12, Une descente aux enfers pour Laurette ! Sinon, une fin à la Cendrillon !

     

    A quoi tient une vie ? ! Encore au 21ième siècle, à une SORCIERE ! ! !

    Voir son visage hideux sur l’écran TV …évoquant celui du bourreau se délectant dans son boulot (Au nom de Dieu, of course) !

    Mais M. Sarkozy semble beaucoup apprécier la Cheffe de l’Inquisition BOUTIN ! ! !

    Il a passé des accords avec elle ! ! ! Il est pieds et poings liés ! ! !

    Si M. Sarkozy est élu, il enverra illico LA MÈRE (quoique ayant une apparence de Père) BOUTIN sur un plateau TV …

    Elle se « sublimera » une seconde fois ! (-V. à la fin la 1ère fois !)

    ELLE RÉCLAMERA SON DÉPART IMMÉDIAT ! AVEC L’APPUI DE GUÉANT ET HORTEFEUX ET AUTRES !

    ********* VOIR LA PÉTITION * (A la fin) *********

    « Laurette, 14 jours majeurs » Libération 04/05/12-

    Reportage Le 19 mai, cette ado congolaise atteindra ses 18 ans. Sans papiers, esclavagisée, ballottée de centre de rétention en foyer, elle risque désormais l’expulsion. Par ANNE DIATKINE

    «Je m’appelle Laurette, j’ai 17 ans. Je préfère garder mon vrai prénom et que tous les détails de ma vie soient véridiques, car mon problème, c’est une histoire d’identité. Je ne sais pas comment mettre la main sur mon extrait de naissance. Je n’arrive pas à prouver que je suis moi. Sans papiers d’identité, pas de titre de séjour possible.»

    Laurette fait partie des 340 mineurs qui ont été emprisonnés dans un centre de rétention administrative - la prison pour étrangers -, en 2011, pratique pour laquelle la France a été condamnée, le 19 janvier dernier par la Cour européenne des droits de l’homme, mais qu’elle n’a pas pour autant suspendue - depuis cette date, une vingtaine de familles, parmi lesquelles 47 enfants, ont été incarcérés.

    Laurette, qui veut parler à visage découvert, hésite cependant beaucoup, de peur d’être «reconnue». C’est un cercle vicieux : il ne faut pas qu’elle soit identifiée, car les seuls papiers qui lui restent en France risquent d’être détruits par la personne qui les a en sa possession, et il faut absolument que son identité soit incontestable pour qu’elle cesse d’être un «fantôme» et qu’elle puisse vivre légalement en France.

    Laurette est fine, jolie, timide, une voix douce. Elle énonce les dates dont elle se souvient précisément, comme autant d’ancrages pour escalader un mur. Son histoire est celle d’une Cendrillon moderne, à qui elle s’est d’ailleurs identifiée lorsqu’un professeur a lu le conte en classe, il y a peu.

    Vue de loin, la vie de Laurette n’est qu’un enchaînement de drames. D’un peu plus près, c’est l’histoire d’une jeune fille qui s’en sort toujours grâce à une ténacité sans limite.

    Laurette est née au Congo, à Kinshasa, ville dont elle ne se souvient pas. «Par exemple, je ne sais pas comment s’appelle l’aéroport de mon pays. Je ne connais pas le nom des monuments. Je sais juste que j’ai grandi à Bandal», quartier populaire. De même, les traces de sa mère se sont estompées. «J’avais 6 ans quand elle est morte. A la fin de sa vie, elle n’entendait pas, elle ne voyait plus.» Comme dans un conte, avant de mourir, sa mère émet un vœu : «Que ma fille ait une vie stable et ne soit jamais une enfant des rues.»

    Deux ans plus tard, son père envoie sa gamine en France accompagnée par une mystérieuse femme. Et la promesse qu’il viendra très vite les rejoindre. Laurette pleure dans l’avion et la femme se fâche. En réalité, c’est parce qu’il est gravement malade, qu’il tente de préparer ainsi l’avenir de sa fille. «Je ne savais pas où était la France. A Kinshasa, j’étais allée à l’école, mais ce n’était pas comme ici, tout le monde était dans la même classe.» Cette femme, que Laurette appelle «maman» jusqu’à ce qu’elle le lui interdise, a un mari français et un fils, Jean-Charles, né le même jour que la jeune fille, un 19 mai. «Mon père y avait vu un signe.»

    Déscolarisée définitivement

    Immergée dans un pays inconnu, avec des inconnus, Laurette est d’abord sidérée par la neige et le froid. Elle attend son père, jusqu’à ce qu’elle apprenne par inadvertance qu’il est mort. Le mari de la femme la regarde «bizarrement». Laurette : «Je sentais quelque chose de mal mais je n’avais pas de mots.» Elle use d’une ellipse pour dire qu’il abuse d’elle : «Il me disait que si j’en parlais, j’irais dans un foyer et que ce serait pire que tout. Tous les soirs, il y avait des attouchements, c’est bien plus tard que j’ai appris que c’était interdit.» Du CP jusqu’au CM2, Laurette est scolarisée avec «deux ans de retard». La belle-mère, face à l’institution scolaire, et chez Prada où elle est manutentionnaire, montre sa «face A», c’est-à-dire des «sourires éclatants» et un certain chic. A la maison, l’enfant sert d’esclave ménagère, c’est «sa face B».

    Quand Ridge naît, ainsi nommé en hommage au personnage homonyme de la série Amour, Gloire, et Beauté, Laurette, en charge du nourrisson, manque l’école de plus en plus souvent. Peu après la rentrée en sixième, la famille quitte Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour Argenteuil (Val-d’Oise), et la belle-mère en profite pour déscolariser définitivement l’adolescente de peur qu’elle ne s’épanche. «C’était bizarre, tout le monde allait à l’école sauf moi. Il y avait un "exotique" en bas de la rue, chez qui je faisais les courses, qui se posait des questions. Quand ma belle-mère rencontrait des copines de classe, elle leur disait que j’étais repartie en Afrique.»

    Le matin du 11 avril 2007, «c’était un mercredi», elle ouvre la porte de l’appartement et s’en va. Elle laisse ses deux frères devant la télé ainsi que l’argent pour les courses, ne prend pas ses papiers rangés dans une boîte à chaussures en haut de l’armoire, et marche. Elle quitte Argenteuil sans avoir prémédité quoi que ce soit. «Mon plus gros regret est que je n’ai même pas dit au revoir à mes frères que j’adorais. Ils étaient ma consolation, mon bonheur. Ils souffraient eux aussi quand je me faisais frapper.» Elle prend un bus jusqu’à Saint-Denis, marche encore, s’arrête devant le premier immeuble où la famille a vécu, dans l’espoir d’y croiser des voisins amis. Elle apprendra plus tard qu’ils ont déménagé. Elle entre dans le hall. Attend. Y dort, hébétée de sa propre liberté.

    S’en suit une «galère» de trois ans. Laurette rencontre Amalia, Jerlise, Arlette, toutes trois Congolaises, qui l’hébergent et la nourrissent à tour de rôle, tolérant ses disparitions et sa méfiance. «Ce qui m’étonne, c’est qu’elles ne m’ont jamais rien demandé en échange. Même pas de faire la vaisselle.»Jerlise tente de la convaincre de se rendre l’Aide sociale à l’enfance (ASE). «Mais je ne voulais pas en entendre parler. J’avais trop peur d’être ramenée chez ma belle-mère.»

    A proximité de la station de RER, la Plaine-Stade-de-France, un homme l’aborde : «Tu n’es plus avec ta famille ? Dans le temps, je te voyais avec ta mère…» Elle lui explique sa situation. «Il m’a dit : "J’arrange ça."» Et négocie un «rapport» contre un extrait de naissance, censé lui permettre de solliciter l’asile politique. «C’était la pire des choses. Mais à l’époque, j’ai pensé que je n’avais pas le choix.»

    C’est ainsi, qu’à 14 ans, Laurette devient Bibiche Massyala, 19 ans. Au guichet de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), «ils ont trouvé que je faisais plus jeune que mon âge, et que je n’avais pas l’air d’une fille qui vient d’arriver en France». La demande d’asile est refusée.Et désormais, Laurette a disparu.

    C’est donc de Bibiche que David, surveillant dans une école à Amiens (Somme), tombe amoureux. Et c’est Bibiche, qui s’installe avec lui, dans le nord de la France. «J’avais peur qu’il me quitte si je lui disais que j’étais Laurette.» Dès lors, débute une quête d’identité. La jeune fille prétexte un besoin de réfléchir pour quitter le domicile. Elle a rencontré Niclette, la trentaine, cinq enfants, qui lui propose de l’héberger provisoirement pour l’aider à régler ses problèmes. «C’est elle, la première, qui m’a expliqué que les attouchements étaient un viol, qu’on n’avait pas le droit en France d’exploiter les enfants, et qu’il fallait absolument que je puisse déposer plainte et demander de l’aide à l’ASE, pour récupérer mon identité.»

    Accompagnée de Niclette, donc, Laurette écume les écoles où elle a été élève afin de rassembler des certificats scolaires. A chaque fois, les directeurs d’école la reconnaissent. Laurette égrène le nom et le lieu des écoles. A Saint-Denis, l’école Marcel-Sembat et le collège Pierre-de-Geyter ; à Argenteuil, l’école Jean-Macé. Il y a aussi à Orléans, le directeur d’un hôtel, monsieur Ferry, qui a hébergé un temps la famille, et pourrait, c’est certain, la reconnaître.

    «Tu n’as rien à faire ici»

    L’ASE demande à Niclette de garder Laurette chez elle le temps qu’une décision de justice la concernant soit prise. «Le 14 septembre 2011, ce n’était pas un bon jour. Je dormais chez David, et la police est venue : j’avais un mois pour quitter le territoire. "Vous êtes bien mademoiselle Bibiche ? - Non, j’ai dit. - Pouvez-vous me suivre ?"» Au commissariat d’Amiens, Laurette sort ses trois certificats de scolarité, qui ne prouvent rien. Elle répète que Bibiche est une invention. Est embarquée au centre de rétention (CRA) de Mesnil-Amelot, à proximité de l’aéroport de Roissy. «On m’avait menottée, j’avais mal, je pleurais tout le temps. Une policière m’a dit : "Je ne connais pas ton histoire, mais sois tranquille. Au centre de rétention, il y a une association qui s’appelle la Cimade. Il faut tout de suite que tu ailles les voir." Et elle a mis un bout de papier dans ma poche où elle avait écrit ce nom. Ça m’a beaucoup touchée.» Au Mesnil-Amelot, Laurette découvre un tout nouveau centre high tech, aussi beau qu’une prison, avec sa vidéo surveillance dans les cellules et partout, ses badges magnétiques pour ouvrir les portes blindées, ses interminables sas de sécurité, ses grillages, ses espaces de promenade avec vue sur les avions, et ses 240 places, dont 40 destinées aux familles avec enfants et nourrissons.

    Laurette est conduite dans sa cellule. «Il faisait froid. On m’a donné une couverture. Pour sortir, pour demander quelque chose, il faut sonner. La porte est verrouillée. Dès qu’on sort, on voit très bien les avions. Toutes les secondes, on les entend, et c’est impossible de ne pas imaginer qu’on va être dedans, très vite. J’avais l’image de mes parents qui me souhaitaient une bonne vie avant de mourir. Je ne me souviens pas d’eux mais leur parole me porte. Je sais bien qu’ils redoutaient que je devienne une enfant des rues. Et qu’ils voulaient une éducation pour moi. Je me répétais : Pourquoi je suis née ? Pourquoi on m’a mise au monde ? Est-ce qu’on m’a mise au monde pour être en prison en France ? Je ne vais quand même pas retourner à Kinshasa. Ça revenait en boucle dans ma tête.» Dans la cellule d’à côté, il y avait un couple avec quatre enfants dont un bébé. «J’ai vu des adultes se battre, hurler, se blesser. C’était horrible.»

    Le lendemain matin, Laurette refuse son petit déjeuner et se précipite, deux heures avant l’ouverture, devant le bureau de la Cimade afin d’y être reçue en premier. Le premier réflexe du bénévole, quand il la voit toute petite qui l’attend assise par terre dans le couloir, est de lui demander son âge. «Dix-sept ans ! Tu n’as rien à faire ici.» Suit un mélange d’allers-retours compliqué entre les salles d’audience et le CRA, et d’espoirs douchés. Un embrouillamini de péripéties certainement laborieuses à lire, mais surtout épouvantables à vivre. En l’espace d’une semaine, Laurette subit trois procès. Le 16 septembre, le juge du tribunal administratif de Melun décide de ne pas la libérer, faute de preuve qu’elle est mineure. De retour au Mesnil-Amelot, Laurette est saisie d’«une présence d’esprit». «Je n’en pouvais plus, j’ai décidé de porter plainte contre ma belle-mère. Je ne pouvais pas la laisser comme ça, alors que j’étais en prison. J’ai sonné, des policiers sont arrivés. Ils se sont moqués de moi. "Tu veux porter plainte contre nous ?"» Le samedi matin, ils la conduisent chez «leur chef». «Je lui ai tout raconté. Il a été gentil, il m’a dit : "Je te crois, je pense que tu es Laurette et que tu es mineure."» S’en suit un échange de coups de fil et de fax qui aboutissent à ce que le «chef» ordonne la conduite de la jeune fille à la Brigade des mineurs. Où de nouveau, elle est questionnée pendant quatre heures, avant d’être acceptée, en fin d’après-midi, dans un foyer d’urgence.Laurette est-elle sauvée ? «Il y avait une éducatrice super sympa, accueillante, qui m’avait mis un repas de côté, et qui me regardait comme si je revenais de la guerre. Je n’arrivais pas à parler tellement j’étais épuisée. Je n’ai pas eu le temps de toucher au dîner, son portable a sonné : "Il y a un problème. Ce n’est pas Laurette, mais Bibiche qui est en face de vous. Et elle est majeure."» Mystère sur l’interlocuteur mais Laurette lâche ses couverts. De nouveau, une fourgonnette, les menottes, et retour au CRA du Mesnil-Amelot. Le dimanche, c’est au tribunal de Meaux (Seine-et-Marne) qu’elle est convoquée. Son avocat, qu’elle a rencontré via la Cimade, la rassure. Après le procès, elle retourne en cellule, où elle attend pendant six heures les conclusions. «Là, un policier me dit : «Des gens de RESF [Reporters sans frontières, ndlr] veulent te voir. Tu peux refuser, tu n’es pas forcée d’accepter.» Il insistait pour que je refuse. Je ne savais pas ce qu’était RESF, mais je lui ai dit : «"Je suis seule au monde, si des gens veulent me voir, c’est bien." C’est là que j’ai fait la connaissance de Richard Moyon, qui m’a dit : «On pense que le procureur va faire appel. Est-ce que tu nous autorises à appeler toutes les personnes qui peuvent témoigner que tu es Laurette, 17 ans, à ton prochain procès ?»

    A l’audience de la cour d’appel de Paris, «il y avait vraiment beaucoup de monde». Quand la juge énonce : «Les certificats de scolarité sont bien beaux, mais aucun directeur n’est là pour la reconnaître», le chef d’établissement de l’école Jean-Macé à Argenteuil se lève : «C’est bien la même Laurette. Elle a grandi mais je la reconnais. A l’époque de l’inscription, elle avait deux petits frères.» Laurette sort libre. Et est renvoyée en foyer d’urgence.

    Majeure, donc expulsable

    Aujourd’hui sous tutelle de l’ASE, Laurette vit dans un hôtel à Paris, en attendant une place en foyer. Elle suit des cours de remise à niveau pour primo-arrivants. Elle aimerait être puéricultrice, mais son rêve le plus «fou» serait d’avoir le bac. Un rêve qui pourrait se concrétiser, relève Richard Moyon, qui a remarqué «une écriture étonnante pour une gamine qui a été déscolarisée». Mais le pourra-t-elle ? Dans quelques semaines, elle sera majeure, donc expulsable, puisque ses documents d’identité sont toujours chez sa belle-mère. Jointe au téléphone par Richard Moyon, cette femme a rétorqué : «C’est une usurpation d’identité. Laurette est à côté de moi.» Une nouvelle esclave domestique à qui aurait été attribuée l’identité de Laurette ? C’est possible. La justice des mineurs pourrait demander la perquisition de cet appartement. Les papiers de Laurette resteront-ils éternellement, rangés en haut de l’armoire, dans une boîte à chaussures?

    ******* Pour signer la pétition contre l’enfermement des familles : www.education sansfrontieres.org *******

    Tartuffe vs. Chantal Sébire 14.03.2008

    Tellement indignée que ce matin s’impose à moi la réouverture de ce blog. Comment ne pas réagir en effet aux propos de Mme Boutin sur la demande de Mme Sébire de mourir dans la dignité, alors qu’elle est atteinte de manière irréversible d’une maladie qui la fait souffrir atrocement ? Comment cette catholique bien pensante peut elle faire preuve d’autant d’inhumanité ? Comment peut elle parler d’amour alors qu’elle laisse seule et sans remède face à la souffrance cette femme qui n’en peut plus et qui ne fait qu’exprimer sa liberté la plus stricte, exprimée de façon consciente et soutenue dans sa démarche par sa famille ? La charité, l’amour d’autrui, ce sont des gestes incarnés, Mme Boutin, pas un dogme inscrit dans un livre et appliqué au mépris de l’être humain. Est-ce aimer quelqu’un que de lui enjoindre le martyr ?

    Par AFP

    La ministre du Logement, Christine Boutin, a affirmé jeudi sur RMC être «scandalisée qu'on puisse envisager de donner la mort à cette femme parce qu'elle souffre et qu'elle est difforme», au sujet du cas de Chantal Sébire, atteinte d'une maladie incurable, qui demande à la justice le droit de mourir. Réaction indignée vendredi du président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Romero: «Christine Boutin a tenu hier (jeudi) et dans l'indifférence générale des propos scandaleux sur Chantal Sébire (...) alors qu'elle ne connaît absolument pas (son) dossier médical (...) Oser qualifier Chantal de personne "difforme" est indigne de la part d'un ministre de la République, comme oser prétendre que l'esthétique de Chantal la pousse à demander la mort est aussi scandaleux que mensonger.»

    En conclusion, Jean-Luc Romero «demande que le gouvernement se passe des services de celle qui montre aujourd'hui son vrai visage (...) et qui n'est en fait que la représentante d'une droite méprisante, insensible à la détresse des hommes et des femmes de ce pays et à leur douleur».

    N. B. La sous-papesse et fantasmatique cheffe de L’inquisition « Me Boutin » évoque aussi la Marguerite Duras « toujours plus » inspirée quand elle écrit dans Libération en 1985, un article titré : « Sublime, forcément sublime Christine V. » concernant un meurtre par noyade où pendant un moment, la mère est considérée par un jeune juge Jean-Michel Lambert coupable d’infanticide !

    (Voir sur Internet …Le « 16 octobre 1984 vers 21 h 15, le corps de Grégory Villemin, né le 24 août 1980, est découvert dans la Vologne »… ; le texte de Marguerite Duras publié le 17 juillet 1985 dans le journal Libération et traitant de l'affaire Grégory)

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