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Humour. Quelle est la solution qui évite -positivement- les EHPAD !  

A vous de trouver ! Mais ! CE SONT LES CROISIÈRES A RÉPÉTITION pour LES BACK-TO-BACK ! Préventivement, présentez à vos parents des catalogues présentant des croisières .... en fonction des prix acceptables pour votre capital !

A) VIEILLESSE ET CROISIÈRES ! (MAIS UN DILEMME SURVIENT !)

Coline Renault : "Sur Terre, les personnes âgées ne sont plus personne"
Entretien
Propos recueillis par Anouck Ratton 
Publié le 07/05/2026 à 12:00 

Dans « Tant qu'il y a l'océan » (Les Échappés), Coline Renault, journaliste à « Charlie Hebdo », livre un reportage – devenue récit initiatique – sur ces retraités qui refusent la perspective des Ehpad et inventent une nouvelle manière de vieillir à bord de paquebots de croisière. 

Comment certains retraités se retrouvent-ils à vivre sur des bateaux de croisières ?

C’est ce que s’est demandé Coline Renault, journaliste à Charlie Hebdo, dans son dernier ouvrage Tant qu’il y a l’océan (Les Échappés).

Accompagnée de sa grand-mère, elle a embarqué pour une aventure surprenante avec les « back-to-back » – ceux qui enchaînent les croisières – du Costa favolosa qui ont transformé sa perception de la vieillesse. 

Marianne : Qu’est-ce qui vous a poussé à étudier ce phénomène ? 

Coline Renault : À la rédaction de Charlie Hebdo, on avait entendu parler d'un navire américain, l’Odyssey, à bord duquel des milliardaires achètent une cabine pour s’y installer à plein temps.

On s’est demandé : est-ce que des Français le font aussi ?

Mais pas des milliardaires, des gens normaux, qui voyagent avec ces compagnies assez populaires comme Costa et MSC.

Quand on sait qu’une croisière d’une semaine avec Costa commence à 500 euros, ça revient au final moins cher qu’un Ehpad, généralement autour de 3 000 euros par mois.

J’ai commencé à enquêter sur les groupes Facebook de croisiéristes.

Étonnamment, il y en avait des centaines et des centaines, et j'ai facilement trouvé des personnes concernées, les « back-to-back » : des gens qui

Vous dites : « Je me comporte comme la plupart des jeunes de mon âge face à la vieillesse, je la fuis. » Est-ce qu'après cette expérience, votre rapport à la vieillesse a changé ? 

C'est tout le sujet du livre : en une semaine, au contact de cette équipe – qui, à l'origine, était censée être un groupe de personnes que je suivais pour le reportage – toutes mes certitudes sur la vie ont été bouleversées.

Au moment où je commence ce reportage, j'ai un ulcère à l'estomac et suis persuadée que je vais mourir.

Je m'invente des fins tragiques, qui trahissent une peur du vieillissement et de la mort.

Et là, à bord de ce huis clos, je ne vais plus pouvoir la fuir.

Je me retrouve dans l’intimité d'une petite cabine de 15 mètres carrés avec ma grand-mère, à qui j’ai proposé de m’accompagner.

Je me rends compte que ça va être un face-à-face avec la vieillesse assez intense. 

(À LIRE AUSSI : "Vivantes ou pas, ces personnes sont des invisibles" : les "morts solitaires", reflet de l'isolement des personnes âgée) 

On ne demande jamais aux personnes âgées : « Mais comment est-ce que tu vis la vieillesse ? » Parce qu'on a peur d’entendre la réponse et qu'on ne sait pas comment la poser.

Je vais donc lui demander comment elle vit la solitude, son rapport à son corps, ce qui nous amène à des conversations très intimes.

Cette enquête deviendra une véritable quête initiatique et me délivrera un peu de cette angoisse du temps qui passe. 

Comment avez-vous trouvé l’équilibre entre enquête journalistique et récit personnel, avec votre grand-mère à vos côtés ? 

Quand je suis partie à bord du bateau, j’en avais une image de centres commerciaux flottants, un enfer absolu.

Je me suis demandé ce qui clochait dans notre société pour qu'on décide de vivre ainsi.

Mais rapidement, les personnes âgées m’ont livré des choses très intimes, si bien que les deux se sont entremêlés.

J’ai très vite compris que la distance journalistique allait être difficile à tenir parce que des liens très forts se créaient sur ce bateau.

On est sorti des rôles qui nous étaient assignés à l'origine. 

Qu'est-ce qui vous a le plus surprise chez les « back-to-back » que vous avez rencontrés ? 

J’ai fait la rencontre de cette dame atteinte de clinophilie, une maladie qui la rend incapable de sortir de son lit.

Elle voyage sur ce bateau depuis son lit, sans jamais sortir, sauf pour prendre son café à 17 heures.

Un jour, elle sort de sa cabine et nous dit : « J'ai passé la journée à discuter avec ChatGPT d'effondrement écologique. »

C'est ça en fait, le plus étonnant : j’ai compris qu’ils étaient plus complexes que des vieux qui voulaient se goinfrer au buffet toute la journée. 

Il y avait quelque chose de beaucoup plus viscéral.

À l'origine, eux non plus n'avaient aucune envie de voyager sur des bateaux de croisière.

Mais à un moment, l'horizon se rétrécissant, les capacités physiques s'amenuisant, ils ont ce besoin de bouger et de s'extraire du monde.

Parce que la société devient insupportable pour eux. Et puis, ils ont changé mon regard sur le voyage.

L’idée n’est pas d’aller dans des pays impossibles ; quand on est vieux, chaque pas est une victoire. 

Quelle est la chose la plus marquante que l'on vous a dite ou que vous avez vécue pendant cette croisière ? 

Le reportage réunit surtout des femmes de différentes générations.

Je leur ai demandé si on était vraiment prisonnières de l'angoisse de vieillir, d'une malédiction sociétale qu’est la ménopause.

Et puis Nicole, le personnage principal, m’a raconté qu’elle s’éclatait, qu’elle avait un amant sur chaque pont, en Inde, aux Maldives, en Allemagne…

Ma grand-mère m’a dit qu’elle ne pourrait pas, qu’elle aurait l'impression de trahir son mari décédé.

Et une autre a expliqué que son rapport au corps était totalement brisé depuis son cancer du sein.

Donc, je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas de règles. C’était une discussion assez puissante et intime. 


Pensez-vous que le voyage devient, pour ces personnes, une manière de fuir le vieillissement ou plutôt de l’assumer pleinement ? 

Pour moi, c'est clairement une fuite. Ils le disent eux-mêmes : sur Terre, ils ne sont plus personne.

Nicole me disait qu’elle vivait dans un petit village isolé et que s’il lui arrivait un jour de tomber dans sa maison, il se passerait des jours avant qu'on vienne la ramasser.

Sur ce bateau, elle est devenue une super VIP, tout le monde la salue, elle a droit à des petits cadeaux, elle est entourée. 

Elle retrouve un statut qu'elle n'aurait jamais sur Terre.

Donc, oui, elle fuit surtout la solitude et l'insécurité provoquées par la vieillesse, l’idée que « si je reste chez moi, que j'arrête de bouger : c'est la fin ».

Ces notions de temps et de mouvement sont assez centrales dans le livre. 

Vous dites, en parlant des croisiéristes, que « l’œuvre de leur vie consiste à s’exempter de la nostalgie ».

Selon vous, faut-il se libérer de la nostalgie pour bien vieillir ? 

Il y a deux types de personnes âgées qui s'opposent dans le livre : ma grand-mère qui vit avec ses fantômes, et ces personnes âgées qui, elles, sont assez détachées de l'émotion.

À la fin, elles ne sont pas du tout tristes de nous quitter parce qu'elles sont dans une fuite en avant d'activités, d'aventures.

Ce n'est pas du tout la fin du voyage pour elles.

Et en parallèle, ma grand-mère le dit : ses souvenirs sont le centre de sa vie.

En fait, la conclusion du livre, c'est qu'il n'y a pas de bonne façon de vieillir. Chacun fait comme il peut. 

Qu’est-ce qu’il manque aujourd’hui pour que les Ehpad soient perçus comme des lieux où l’on vit bien ? 

*** CE QU'ON VOIT DANS LE LIVRE, C’EST QUE TOUTES CES PERSONNES SONT TERRORISÉES A L’IDÉE D'ALLER EN EHPAD. 

Alors que finalement, ils sont sur des Ehpad flottants où ils ont à peu près les mêmes services.

Mais dans les maisons de retraite, avec le manque de moyens et les sous-effectifs chroniques, les aides-soignants n'ont pas forcément le temps de discuter avec eux, de faire des petits gestes, toutes ces micro-attentions qui font toute la différence sur les bateaux.

Ils n'ont pas l’impression d’être respectés en tant que personnes, comme ils en ont l'illusion, en tout cas, sur les paquebots. 

Même dans les Ehpad a priori acceptables, la vie reste extrêmement dure : ils sont douchés tous les quinze jours, les nourritures sont rationnées…

Aujourd’hui, ils ont même recours à des robots d’intelligence artificielle pour faire la discussion à la place des aides-soignants.

Je pense que le problème concerne notre regard sur les personnes âgées, c’est une question de rapport humain. 


Tant qu’il y a l’océan, de Coline Renault, Les Échappés, 288 p., 22 €. 

B) AVEC LE RÉCHAUFFEMENT, LE NOUVEAU DILEMME DES VIEUX/VIELLES !

Ielles ont compris qu’entre les croisières et les EHPAD, il n’y avait pas photo !

Mais encore ! Faut-il mieux choisir les continents chauds ou le froids ? !

C. à d. les insectes du sud ou les tsunamis ?  

Sciences 
Mercredi 13 mai 2026 
  

Chère lectrice, cher lecteur, 

Les passagers du bateau de croisière MV Hondius, frappé par un foyer d’infections à l’hantavirus des Andes, ont enfin pu rentrer chez eux, aux Pays-Bas, en France, en Grande-Bretagne ou encore aux Etats-Unis.

Les malades ont été hospitalisés, d’autres, les cas contacts, sont placés en auto-isolement.

Ce mercredi, l’Organisation Mondiale de la Santé dénombre neuf cas et deux probables, tous en lien avec le na-vire, avec trois décès.

Je me suis interrogée: peut-on déterminer où a été contaminé le patient zéro?

Réponse ci-dessous. 

Concours de circonstances, on vient d’apprendre de l’Agence France Presse que 1700 passagers étaient confinés depuis hier soir à bord d’un autre bateau de croisière, à quai à Bordeaux.

Une cinquantaine d’entre eux a été prise de diarrhée et de vomissements, symptômes «compatibles avec une infection digestive aiguë», selon les autorités françaises qui ne veulent prendre aucun risque vu le contexte.

Un nonagénaire est décédé. Ce type de contamination peut arriver sur un bateau de croisière. 

D’autres touristes sur l’eau ont eu plus de chance: celles et ceux qui ont visité le fjord de Tracy Arm en Alaska le 10 août 2025, nous raconte Denis Delbecq.

A l’aube, avant que les bateaux touristiques ne les amènent vers le glacier, 60 millions de mètres cubes de roches se sont effondrés, provoquant un tsunami avec des vagues atteignant 100 mètres de hauteur, et balayant tout sur leur passage, jusqu’à 461 mètres d’altitude… Les croisières l’ont échappé belle. 

Illustration 1

Bonne lecture! 
     – Aurélie Coulon 


 
N.B. Reste à se mettre à la place d’une jeune personne qui choisit de travailler sur des bateaux-croisières et qui , au fil des années, voit apparaître toujours plus des vieilles personnes demandant continuellement de l’aide !

Là aussi, dans ce domaine, les armateurs, ne devront-ils pas toujours plus embaucher des émigrantes, des indonésiennes ? ! Est-ce que des robots pourront faire l’affaire ? !

La journaliste a soigneusement évité de demander l'avis du personnel flottant puisqu'elle n'aurait rien obtenu !

Xyzabcd ou Pierre Payen (Dunkerque)

 

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